La salivation
| La muqueuse buccale ne possèdent pas de cellules sécrétrices. Les sécrétions qui se retrouvent dans la bouche proviennent de glandes annexes: les glandes salivaires. Il existe trois types de glandes salivaires : les glandes parotides situées sous les oreilles et en avant de celles-ci, les glandes submandibulaires situées sous la partie médiane de la mâchoire inférieure et les glandes sublinguales situées dans le plancher de la bouche. |
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Les glandes salivaires sont des glandes exocrines c'est-à-dire que ces glandes déversent leurs produits de sécrétion dans des canaux qui les conduisent dans la cavité buccale. Ces produits de sécrétion constituent la salive, laquelle est déversée dans la bouche. L'organisation interne d'une cellule glandulaire est ici intimement reliée à sa fonction de sécrétion. On peut donc se douter que dans ce type de cellule le système de membrane interne, soit le réticulum rugueux et l'appareil de Golgi y soit très développé.
Les glandes salivaires sécrètent la salive et la déversent directement dans la bouche. La salive est en fait une sécrétion complexe dans laquelle on retrouve des substances dissoutes dans l'eau:
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des mucines (protéines présentes dans le mucus), | |
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des sels minéraux, | |
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des bactéricides et des anticorps, | |
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une enzyme, l'amylase salivaire. |
Toutes les composantes de la salive participent au processus de la digestion mais, à noter, que seule l'amylase salivaire est une enzyme capable de briser chimiquement les molécules. La production de salive varie selon plusieurs facteurs mais on peut dire qu’en moyenne les glandes salivaires produisent entre 1000 et 1500 ml de salive par jour.
Ainsi, grâce à l'eau, la salive humidifie et agglomère les aliments qui forment alors le bol alimentaire. Les mucines protègent la muqueuse buccale contre les aliments irritants alors que les bactéricides et anticorps détruisent certaines bactéries contenues dans les aliments. À ce sujet, il faut comprendre qu'il reste toujours des microorganismes dans la bouche et ceci malgré l'action des bactéricides: on en compte plusieurs milliers par ml de salive. Ces microorganismes causent rarement des problèmes étant donné qu'ils sont avalés en même temps que les aliments et qu'ils se retrouvent dans l'estomac où ils sont détruits. Ces substances sont importantes mais elles ne participent pas à la digestion proprement dite c'est-à-dire à la transformation des grosses molécules en plus petites.
La salive ne contient qu'une seule enzyme, soit l'amylase salivaire, capable d'agir spécifiquement sur la digestion de l'amidon, un polysaccharide dont nous avons déjà mentionné qu'il constituait le glucide de réserve chez les plantes. À ce titre, on trouve dans les féculents (pomme de terre, farine...) beaucoup d'amidon. Ces aliments généralement de consistance molle (purée, gâteau...) sont souvent avalés rapidement sans qu'il y ait ni mastication ni humidification suffisante de l'aliment par la salive. On peut déduire ici que la digestion de l'amidon contenu dans ces aliments peut être grandement réduite vues ces circonstances .
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L'activité des glandes salivaires est sous le contrôle du système nerveux autonome. |
En effet, on peut facilement réaliser que "saliver" est une action réflexe c'est-à-dire indépendante de notre volonté.
Les organes des sens (nez, langue) contiennent des extérocepteurs capables de percevoir des stimuli tels que saveurs et odeurs diverses. Ainsi, la vue d'une belle table, de beaux petits plats bien apprêtés, l'odeur de la bonne cuisine, le goût d'un bon vin, voilà autant de stimuli qui déclenchent une libération abondante de salive dans la bouche. À l'inverse, des odeurs nauséabondes, de la nourriture en décomposition ou un goût désagréable inhibent la sécrétion de la salive et par conséquent, assèchent la bouche. De plus, des états psychiques de stress, d'anxiété peuvent parfois bloquer et inhiber la sécrétion de la salive.
Ces différents stimuli sont perçus par les récepteurs que l'on retrouve dans les organes des sens. Les informations (influx nerveux) résultant de ces stimuli sont acheminées par des fibres nerveuses sensitives vers le centre d'intégration . Ce dernier compare ces informations avec différentes valeurs de référence et commande une action qui sera adaptée à la stimulation. Cette réponse est ensuite acheminée par des fibres motrices vers les effecteurs appropriés en l'occurrence les cellules des glandes salivaires.
De ce fait, on dit que la réponse est de nature "autonome" puisque les effecteurs sont dans ce cas des glandes. Cette réponse autonome peut, selon le cas, stimuler la sécrétion de la salive ou l'inhiber. Les fibres efférentes qui stimulent la sécrétion de la salive sont les fibres parasympathiques alors que celles qui l'inhibent sont les fibres sympathiques.